02.12.2008

Le Vatican s'illustre par sa non gay-té

Je ne peux que me sentir révoltée à la lecture du journal ce matin :

Dans presque la moitié des états du monde (91 selon Archigay) l'homosexualité est un délit, puni dans 19 états par la peine de mort.

En Algérie, un(e) homosexuel(le) risque de 2 mois à 2 ans de prison + amende, au Maroc : jusqu'à 3 ans de prison + amende, en Egypte : jusqu'à 5 ans de prison + amende, en Irak : pas de punition de l'homosexualité, en Arbie Saoudite, en absence de code pénal, adoption de la Sharia : peine de mort par lapidation pour un homme marié ayant une relation homosexuel, si le gay n'est pas marié : prison et coups de fouet. En Iran, le "délit" de sodomie est puni par la peine de mort et les actes sexuels entre femmes, par 100 coups de fouet.

Le Vatican s'oppose à la proposition de la délégation française à l'ONU de dépénaliser l'homosexualité dans le monde.

02.05.2008

Non siamo razzisti, no no

J'adore raconter cette petite anecdote qui en dit long sur la mentalité italienne concernant les étrangers. Ne généralisons pas, mais disons que ce genre d'idées est répandu, il n'y a qu'à regarder les résultats des élections.

Alors, ne nous égarons pas... Me voilà assise dans la salle d'attente pour une visite gynécologique, enceinte jusqu'au cou. Une dame âgée engage la conversation avec moi en me félicitant et ni une ni deux, elle me glisse un petit : "heureusement qu'il y a encore des italiens qui font des enfants, les étrangers en font plus que nous... on est envahis...". "Ha ? Mais moi je suis étrangère, madame !" lui réponds-je, un brin satisfaite de pouvoir la mettre mal à l'aise.

"Vous êtes d'où ?"
"Je suis française"
"Française, ha mais c'est pas étranger, ça..."

Ben oui, je ne suis ni roumaine, ni "extra-communautaire", comme ils disent, je n'ai pas la peau colorée, donc j'ai le droit de faire des enfants. 

29.04.2008

Benvenuti in Italia

Benvenuti, mais pas aux étrangers, surtout pas ceux poliment dénommés en ces contrées transalpines par le terme "extra-communautaire". Nous avons fui Sarkozy, nous voilà flanqués de son meilleur ami Belusconi, et ses petits amis fascistes de la Lega Nord. Bravissimi gli italiani.
Ils n'en ont pas eu assez, de Berlu, ils en redemandent.

En attendant, nous réfléchissons à notre prochaine destination. Il nous reste l'Espagne, bien à gauche. Sur la carte aussi. Vamos ?